Matériau d'origine minérale, l'amiante fut longtemps appréciée pour
ses qualités exceptionnelles de résistance au feu, pour sa faible
conductivité thermique, acoustique et électrique et pour sa résistance
mécanique. Ses effets sur la santé sont très graves et souvent mortels :
on estime à 3 000 le nombre de décès par an causés par l'amiante en
France. Son utilisation a été totalement interdite en France en 1997.
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Matériau d'origine minérale, l'amiante fut longtemps appréciée pour ses qualités exceptionnelles de résistance au feu, pour sa faible conductivité thermique, acoustique et électrique et pour sa résistance mécanique. Si l'on ajoute à cela son faible coût, on comprend son succès pendant plus de 130 ans et ses nombreuses applications. L'amiante était notamment utilisée dans la fabrication de plaques ondulées, comme isolant, éléments de façade, gaines de ventilation, canalisations, joints, des revêtements, des garnitures de freins, revêtements routiers, mais aussi des produits liquides ou pâteux comme des peintures, des vernis, des mastics, des mousses d'isolation…
Pourtant, on le sait depuis plus d'un siècle, les effets de l'amiante sur la santé sont très graves et souvent mortels. Les lésions provoquées, qu'il s'agisse de cancers ou de scléroses du tissu pulmonaire, surviennent après un long temps de latence entre le début de l'exposition à l'amiante et l'apparition de symptômes ou de signes radiologiques. 20 à 40 années sont des délais fréquemment observés. On estime à 3 000 le nombre de décès par an causés par l'amiante.
Jusqu'à la publication du décret du 17 août 1977 relatif aux mesures particulières d'hygiène applicables dans les établissements où le personnel est exposé à l'action des poussières d'amiante, la France a tardé à mettre en œuvre des mesures réglementaires de prévention propres aux dangers de l'amiante. L'utilisation de l'amiante a enfin été totalement interdite en France en 1997. Aucun de ces produits amiantés n'est plus fabriqué ni importé en France depuis cette date. Cependant, il subsiste énormément de matériaux amiantés, en particulier dans les bâtiments et les conséquences dommageables en termes de santé publique vont largement déborder la date de l'interdiction de l'amiante en France. On estime que 100 000 personnes décéderont entre 1995 et 2025 en France (500 000 en Europe) du fait d'une exposition à l'amiante.
Pour les vendeurs d'immeubles à usage d'habitation, maisons
individuelles et parties privatives d'immeubles collectifs, l'obligation
d'informer l'acquéreur consiste à annexer au contrat de vente un état
mentionnant la présence ou l'absence de matériaux ou produits contenant
de l'amiante : l'état préalable à la vente.
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Un état mentionnant la présence ou, le cas échéant, l'absence de
matériaux ou produits de la construction contenant de l'amiante et doit
être produit lors de la vente d'un immeuble bâti.
L'état préalable doit être annexé à la promesse de vente, ou à défaut
de promesse, à l'acte authentique de vente. Toutefois, si un DTA a été réalisé, sa fiche récapitulative
peut le remplacer.
L'état préalable à une vente est obligatoire pour tous les immeubles bâtis (maisons individuelles incluses) objets d'une vente, appartenant à des personnes publiques ou privées, dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997.
La durée de validité de l'état mentionnant la présence ou l'absence de
matériaux ou produits contenant de l'amiante est illimitée.
Toutefois, il convient de faire établir un autre diagnostic avant une
vente si des travaux importants ont eu lieu entretemps dans le bâtiment.
Ceux-ci ayant pu rendre accessible des matériaux amiantés auparavant
invisible.
L'état préalable doit indiquer la localisation et l'état de conservation
des matériaux et produits.
L'annexe 13-9 du code de la santé publique liste les matériaux et
produits qui doivent être examinés par l'operateur de repérage.
| COMPOSANT DE LA CONSTRUCTION | PARTIE DU COMPOSANT A VERIFIER OU A SONDER |
| 1. Parois verticales intérieures et enduits | |
| Murs et poteaux | Flocages, enduits projetés, revêtements durs des murs (plaques menuiserie, amiante-ciment) et entourage de poteaux (carton, amiante-ciment, matériau sandwich, carton + plâtre) |
| Cloisons, gaines et coffres verticaux | Flocages, enduits projetés, panneaux de cloison. |
| 2. Planchers, plafonds et faux-plafonds | |
| Plafonds, gaines et coffres verticaux, poutres et charpentes | Flocages, enduits projetés, panneaux collés ou vissés |
| Faux-plafonds | Panneaux |
| Planchers | Dalles de sol |
| 3. Conduits, canalisations et équipements | |
| Conduits de fluide (air, eau, autres fluides) | Conduits, calorifuges, enveloppes de calorifuges |
| Clapets/volets coupe-feu | Clapets, volets, rebouchage |
| Portes coupe-feu | Joints (tresses, bandes) |
| Vide-ordures | Conduits |
| 4. Ascenseur, monte-charge | |
| Trémies Flocages | |
Le matériel adapté :
Le diagnostiqueur immobilier est tenu d'être équipé d'un matériel de
prélèvements et de sécurité (combinaison jetable, masque, sacs étanches
…).
Toutefois, il peut réaliser sa mission sans l'aide d'outil ou matériel
si des sondages visuels et/ou sonores s'avèrent suffisants.
Les pratiques adéquates :
Recherche de produits contenant de l'amiante, selon une liste définie
par la réglementation en vigueur (annexe 13-9 et arrêté du 22.08.2002)
L'opérateur de diagnostic immobilier effectue un repérage global des
bâtiments rentrant dans le champ de sa mission.
Puis, il examine systématiquement tous les locaux constitutifs des
parties privatives du bien immobilier : combles, placards, caves…
Ses investigations doivent se limiter à des sondages « non destructifs
».
Il peut toutefois être amené à demander l'autorisation de son client
s'il lui apparaît utile de démonter, par exemple, une grille d'aération
ou une plaque de protection susceptible de cacher des matériaux
amiantés.
En cas de prélèvement, le diagnostiqueur immobilier doit prendre les
dispositions nécessaires pour ne pas exposer l'accompagnateur à la
dissémination de fibres d'amiante et stabiliser la partie sur laquelle a
été effectué le prélèvement.
Les propriétaires vendeurs des immeubles affectés à l'exercice d'activités commerciales et industrielles notamment, remplissent leur obligation d'information en annexant au contrat de vente, la fiche récapitulative d'un un diagnostic technique amiante (DTA) qu'ils sont tenus d'avoir réalisé. + d'infos - d'infos
Les propriétaires de certains bâtiments (notamment de bureaux, industriels ou agricoles) doivent faire constituer et tenir à jour un dossier technique amiante (DTA) destiné à être mis à la disposition des occupants et des artisans ou sociétés y effectuant des travaux. Sa fiche récapitulative est le document à annexer à la promesse de vente, ou à défaut de promesse, à l'acte authentique de vente.
La constitution d'un diagnostic technique amiante et son actualisation est obligatoire pour tous les bâtiments dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, à l' exception des maisons individuelles et des parties privatives des immeubles à usage d'habitation. Sont donc concernés :
Les immeubles de bureaux.
Les immeubles de grande hauteur
Les établissements recevant du public
Les immeubles destinés à l'exercice d'une activité industrielle ou
agricole
Les locaux de travail
La loi prévoyait que certains DTA devaient être réalisés au plus tard le 31 décembre 2003 et les autres, le 31 décembre 2005. Or, dans les faits, un grand nombre de DTA ne sont pas encore effectués. Pourtant l'obligation des propriétaires concernés demeure. Vous êtes donc en droit de demander au syndic (voire même de le mettre en demeure) de missionner un opérateur en diagnostic immobilier en vue de le réaliser.
La loi ne prévoit pas de durée de validité.
Le dossier technique amiante regroupe l'ensemble des informations relatives aux matériaux contenant de l'amiante (localisation, signalisation, état de conservation) et décrit les consignes générales de sécurité (procédures d'intervention, y compris les procédures de gestion et d'élimination des déchets).
Le contenu du DTA est constitué par :
La localisation précise des matériaux et produits contenant de
l'amiante ainsi que, le cas échéant leur signalisation
L'enregistrement de l'état de conservation de ces matériaux et
produits
L'enregistrement des travaux de retrait ou de confinement de ces
matériaux et produits et des mesures conservatoires mises en œuvre
Les consignes générales de sécurité à l'égard de ces matériaux et
produits, notamment les procédures d'interventions, y compris les
procédures de gestion et d'élimination des déchets
Une fiche récapitulative
Les matériaux et produits à repérer sont les mêmes que ceux concernés par l'état préalable.
La fiche récapitulative du DTA, si celui-ci a été réalisé, est le document qui doit être annexé au contrat de vente. Elle mentionne les informations suivantes :
sa date de rédaction ainsi que, le cas échéant, celles de ses mises à
jour ;
l'identification de l'immeuble pour lequel le DTA est constitué ;
les coordonnées de la personne qui détient le DTA;
les modalités de consultation du DTA;
la liste des locaux ayant donné lieu au repérage des matériaux et
produits
la liste des locaux ayant donné lieu au repérage et à l'évaluation de
l'état de conservation des flocages, calorifugeages et faux plafonds
la liste des matériaux et produits contenant de l'amiante et leur
localisation précise ;
l'état de conservation des flocages, calorifugeages et faux plafonds,
évalué conformément aux prescriptions de l'article 3 du décret susvisé ;
le cas échéant, l'état de conservation des autres produits et
matériaux contenant de l'amiante,
les mesures préconisées par l'opérateur de repérage lorsque des
matériaux ou produits dégradés ont été repérés ;
les consignes générales de sécurité.
les travaux qui ont été réalisés pour retirer ou confiner des matériaux
ou produits contenant de l'amiante.
La loi prévoit que le propriétaire peut être puni d'une contravention de cinquième classe (soit jusqu'à 1.500 euros, montant multiplié par cinq pour les personnes morales) s'il ne fait pas établir et actualiser un DTA.
L'acquéreur d'un immeuble collectif entier concerné par l'obligation de réaliser un DTA doit s'assurer avant d'acheter que le dossier a été établi et actualisé et que ses éventuelles prescriptions notamment concernant les travaux, ont été respectées. Après le transfert de propriété, c'est en effet lui qui pourra être sanctionné pénalement en cas de manquement à ces obligations.
Dans l'hypothèse où un état préalable valide et conforme (ou le cas
échéant, la fiche récapitulative du DTA) n'a pas été annexé à la
promesse de vente, ou à défaut de promesse, à l'acte authentique de
vente, le vendeur ne peut bénéficier de l'exonération de la
garantie des
vices cachés correspondante. L'acquéreur peut demander
une déduction du prix ou l'annulation de la vente dans un délai de deux
ans à compter de la découverte d'une présence d'amiante.
D'autre part, le vendeur engage sa responsabilité pénale sur le
fondement la mise en danger d'autrui.
Enfin, le propriétaire encourt des peines d'amende de cinquième classe (1500 euros) s'il n'a pas fait établir le dossier technique ou si les travaux éventuels n'ont pas été réalisés, de troisième classe (450 euros) si les contrôles visuels ou les mesures d'empoussièrement n'ont pas été réalisés à la suite des travaux.
Les logements délivrés aux locataires doivent être dépourvus de matériaux amiantés : c'est un des critères (pas de risques manifestes pour la santé des locataires) de la notion de décence des logements locatifs. Il est donc fortement recommandé aux bailleurs de s'assurer de l'absence d'amiante en faisant réaliser un certificat décence le précisant.
Un diagnostic préalable est obligatoire pour tout projet de démolition d'un bâtiment dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997 : le diagnostic avant démolition. Il est obligatoire pour éviter tous risques de pollutions des riverains de l'immeuble concerné ainsi que de l'environnement. + d'infos - d'infos
Les propriétaires d'immeubles bâtis doivent procéder à une recherche exhaustive d'amiante avant toute opération de démolition de leur immeuble.
Il s'agit de protéger l'environnement et les riverains des chantiers de démolition contre l'émission inopinée de fibres dans l'air, mais également de permettre une meilleure gestion des déchets. L'obligation concerne tous les types d'immeubles bâtis dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, y compris les maisons individuelles et les appartements.
Pour une personne physique qui n'aurait pas satisfait à l'obligation d'effectuer un repérage avant la démolition d'un immeuble, l'amende est une contravention relevant de la 5ème classe soit 1500 euros.
Avant tous travaux de démolition ou de réhabilitation, un repérage approfondi doit être établi dans le bâtiment pour l’information des entreprises chargées des travaux sur la présence d'amiante et sur les moyens de protection à appliquer pour protéger les ouvriers. + d'infos - d'infos
Le repérage a pour objectif de mettre en évidence la présence ou l'absence de matériaux amiantés, au sein du bâtiment qui va être transformé. Les résultats sont consignés dans un rapport mentionnant notamment la localisation précise et les types de matériaux amiantés repérés.
Ce rapport permet aux entreprises intervenant pour les travaux de les exécuter en toute sécurité.
Les propriétaires privés ou publics de la plupart des immeubles bâtis dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, à la seule exception des maisons individuelles, ont l'obligation de rechercher la présence d'amiante dans trois types d'éléments précis : le diagnostic des flocages, calorifugeages et faux-plafonds. + d'infos - d'infos
Les propriétaires privés ou publics de la plupart des immeubles bâtis dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, à la seule exception des maisons individuelles, ont l’obligation de rechercher la présence d’amiante dans les éléments suivants :
les flocages dans les immeubles dont le permis de construire a été
délivré avant le 1er janvier 1980 ;
les calorifugeages dans les immeubles dont le permis de construire a
été délivré avant le 29 juillet 1996 ;
les faux-plafonds dans les immeubles dont le permis de construire a
été délivré avant le 1er juillet 1997.
En fonction de la présence d’amiante et de son état de conservation, le propriétaire peut être tenu de faire réaliser une vérification du niveau d’empoussièrement ou des travaux de retrait ou de confinement.
Les diagnostics de l'amiante doivent être réalisés par un opérateur en diagnostics immobiliers certifié pour le diagnostic amiante, assuré, indépendant, impartial et doit disposer des moyens nécessaires à sa mission.
Les matériaux contenant de l'amiante peuvent libérer des fibres
d'amiante en cas d'usure anormale ou lors d'interventions mettant en
cause l'intégrité du matériau (par exemple perçage, ponçage, découpe,
friction...). Ces situations peuvent alors conduire à des expositions
importantes si des mesures de protection renforcées ne sont pas prises.
Il est recommandé aux particuliers d'éviter toute intervention directe
sur des matériaux friables contenant de l'amiante (flocages,
calorifugeages, cartons d'amiante, éléments en amiante tissé ou tressé,
mousse isolante de calfeutrement...) et d'avoir recours, dans de telles
situations, à des professionnels.
Lors d'interventions sur (ou à proximité) des matériaux contenant de l'amiante, il convient d'éviter au maximum l'émission de poussières pour vous et votre voisinage.
L'émission de poussières doit être limitée, par exemple en cas de :
manipulation et manutention de matériaux non friables contenant de
l'amiante (comme le remplacement de joints ou encore la manutention
d'éléments en amiante-ciment) ;
travaux réalisés à proximité d'un matériau friable en bon état
(flocage ou calorifugeage), comme par exemple le déplacement de quelques
éléments de faux plafonds sans amiante sous une dalle floquée,
d'interventions légères dans des boîtiers électriques, sur des gaines ou
des circuits situés sous un flocage sans action directe sur celui-ci, de
remplacement d'une vanne sur une canalisation calorifugée à l'amiante ;
travaux directs sur un matériau compact (amiante-ciment, enduits,
joints, dalles...), comme le perçage ou encore la découpe d'éléments en
amiante-ciment ;
déplacement local d'éléments d'un faux plafond rigide contenant du
carton d'amiante avec des parements.
L'émission de poussières peut être limitée :
par humidification locale des matériaux contenant de l'amiante (en
tenant compte du risque électrique), afin d'abaisser le taux d'émission
de poussière ;
en utilisant de préférence des outils manuels ou des outils à vitesse
lente.
Le port d'équipements de protection est recommandé.
Des demi-masques filtrants (type FFP 3 conformes à la norme européenne
EN 149) permettent de réduire l'inhalation de fibres d'amiante. Ces
masques doivent être jetés après utilisation.
Le port d'une combinaison jetable permet d'éviter la propagation de fibres d'amiante en dehors de la zone de travail. Les combinaisons doivent être jetées à la fin de chaque utilisation.
De plus, il convient de disposer d'un sac à déchets à proximité immédiate de la zone de travail et d'une éponge ou d'un chiffon humide de nettoyage.
Site de l'inrs (Notamment pour la sensibilisation au risque amiante des professionnels du bâtiment, artisans…)
Site de l’Andeva (Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante)
Amiante | DPE >
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